Parce qu'il le faut bien, parce qu'au fond je sais que pleins de choses m'attendent encore dans la vie : je dois la remonter cette foutue pente ! Et autant vous dire que ce n'est pas
facile. Pas facile principalement à cause d'elle, S, ... Nous deux, nous sommes pareilles, les même blessures, les même recherches, le même mal être et puis le même problème. Ce jour là, à
l'hôpital je n'étais pas seule mais nous étions deux. Toi et moi enrôlée dans une spirale infernale qui nous semblait pourtant si rassurante en un certain sens. Depuis, les choses sont étranges
... chacune de notre côté nous sommes obligées de sortir la tête hors de l'eau. Nos faiblesses sont dangereuses, elles nous empoisonneraient nous même tout comme l'autre à nos côtés.
Si je
plonge, tu plonges. La pression est plus forte. On n'ose plus se parler ... de ça en tout cas. On parle des cours, de nos anecdotes insipides, on se force à rire alors qu'on voudrait se
retrouver comme nous nous le voulons ! Et alors que je la perds en quelques sorte, je venais de perdre une autre amie : celle qui de son côté représente la stabilité, qui m'apportait le bonheur
des petites choses, avec qui j'avais apprit à m'amuser, profiter autrement. Alors oui gros coup dur après la chute ! Je voulais ne surtout plus y penser, ni à l'une ni à l'autre. Y penser c'était
signer le retour de mes angoisses. Aujourd'hui j'ai retrouvé mon pilier. Comme si ma bonne étoile me donnait une seconde chance, J. est revenue. Elle comprend, regrette ses propos et se montre
présente ... ça fait tellement de bien ! Il reste S qui me manque, qui dévie de temps à autre et que je n'ai qu'envie de rejoindre ! Mais à coté de tout ça il y a les cours qui se terminent, le
projet et le documentaire à achever et moi je suis épuisée. Je dois focaliser mes dernières énergies là dessus, ne pas détourner le regard de mon but avant de reprendre de l'oxygène et des
vacances qui cette années seront bien méritées ! Je dois dire que la motivation semble avoir disparu et qu'avec un moral où je pleure pour un oui ou pour un non, la tâche me semble insurmontable.
Mais bon il a également ces petits rêves coincés dans un coin de ma tête qui me pousse à aller de l'avant petit à petit.
Remarque : je tiens à remercier Soph de tout coeur pour la journée de jeudi dernier. Une belle journée pleine de soleil à la campagne avec sa famille. Je me suis sentie comme chez moi, promenade,
rencontre du petit bout, discussion, repas qui s'eternise autour de la table, fous rire et puis juste un retour chez moi bien trop tot !